Rencontre avec la vannière Marie Drouet

Le blog m'amène bien souvent à faire de jolies rencontres. Qu'il s'agisse de consœurs blogueuses, de créateurs ou de pros du secteur, je prends toujours plaisir à échanger avec les personnes qui partagent ma passion pour la décoration. Aujourd'hui je vous présente les créations de la vannière Marie Drouet, rencontrée via Instagram : j'ai eu un véritable coup de coeur pour ses luminaires et ses paniers tressés à la main ! Un véritable travail d'orfèvre qui va certainement faire craquer plus d'un(e) d'entre vous... Bienvenus dans son univers !

Marie est maman de trois enfant. Marie est dotée d'une volonté de fer et d'une sacrée persévérance. J'admire ce genre de femme, capable de se réinventer après avoir passé plusieurs années à exercer un métier dans lequel elle ne se sent pas en phase. Marie Drouet a donc décidé de devenir vannière, un domaine dans lequel elle excelle. J'ai eu le plaisir de la rencontrer, et je vous propose aujourd'hui de partager cet échange. C'est parti !

Qu'est-ce qui ta poussé à devenir vannière ?

Depuis petite, je rêve de maîtriser un savoir-faire manuel. A la maison, j'avais l'exemple de mes parents qui fabriquaient tout eux-mêmes et nous poussaient à faire de même : décorations de Noël, jouets, petits meubles... Nous passions nos week-end dans les foires, les brocantes et les salons de jardinage : de quoi éveiller les sens et nos envies de créativité ! Cette ambiance a développé chez moi le goût de l'esthétisme mais surtout le besoin d'un certain pragmatisme.

Les créations de Marie sont multi-fonctionnelles : ses luminaires peuvent ainsi être transformés en panier ou décoration murale

 

Une fois adulte, c'est tout naturellement que je me suis dirigée vers l'école Boulle pour suivre une formation dans les Arts Appliqués. J'ai exercé quelques temps dans un cabinet d'architecture mais l'envie de travailler avec des enfants a finalement pris l'ascendant. J'ai donc choisi la voie de l'enseignement en devenant professeure d'Arts Appliqués dans un lycée professionnel. Pendant 11 ans, j'ai eu le plaisir de transmettre mes connaissances à des ados et de les préparer à la vie active. Parallèlement à mon métier, j'ai fait mes premiers pas dans la vannerie pour me vider la tête. Mon idée de départ était d'apprendre l'ébénisterie mais l'utilisation massive des colles et des vernis m'en a dissuadé.  

Justement... Comment se sont passés ces premiers pas dans cet univers si particulier ? 

J'ai démarré la vannerie par un stage pour apprendre les techniques basiques de cet artisanat. Le fond de panier rond est un passage obligé pour toute personne qui souhaite se lancer dans cette activité ! Les pro du métier m'ont encouragé à poursuivre, et c'est ainsi que j'ai enchaîné avec l'apprentissage de la technique du Bouyricou, le panier périgourdin traditionnel : il s'agit d'un contenant ajouré , tressé avec plusieurs brin en suivant une technique très rigoureuse. Je me suis ensuite lancée dans la fabrication des nasses de pêcheurs aux côtés de la vannière catalane Monica Guilera. Cela fait maintenant un peu plus de 2 ans que que pratique cet art, aussi physique que passionnant ! Il s'agit pour moi d'un temps de méditation qui me replonge dans l'enfance, à l'époque où je fabriquais mes cabanes dans la forêt...

 

Aujourd'hui où en es-tu ?

J'ai quitté l'enseignement pour pouvoir consacrer plus de temps à la vannerie. Je continue également à réaliser des plans d'architecture, une activité 100% "fonctionnelle" qui me convient parfaitement. Côté créa, je me suis lancée dans la réalisation de luminaires mixant à la fois le côté design et artisanal. Je rêvais de la suspension Vertigo : ne pouvant me l'offrir, j'ai décidé de réaliser un modèle s'inspirant de cette création. J'ai poursuivi dans cette voie en imaginant d'autres luminaires très différents, qui ont tous la particularité d'être multi-fonctions : il peuvent être utilisés à la fois comme suspension, décoration murale ou panier de rangement ! Je cherche sans cesse à renouveler mes créations car je n'aime pas me répéter. C'est, je crois, ce qui plaît aussi aux personnes qui achètent mes objets !

Quels sont les artistes qui t'inspirent ?

J'aime beaucoup la trame géométrique de l'architecte Shigeru Ban, connu notamment pour ses constructions à base de tubes de carton fort, destinées par exemple à monter des habitations temporaires. Il utilise beaucoup de bambou dans ses réalisations, ce qui fait évidemment écho à mes goûts personnels. Matali Crasset est une designer dont le travail m'interpelle également, notamment pour l'aspect fonctionnel de ses créations. 

 

Pour finir cette interview, peux-tu me dire comment est ton chez-toi ? 

A la maison on trouve beaucoup de meubles de récup et d'objets chinés sur le Bon Coin que je mixe à des basiques achetés chez Ikea. De façon générale, j'aime les meubles qui ont une histoire ! J'ai entièrement repensé les volumes en créant des espaces ouverts, avec tout de même le possibilité de les cloisonner au gré des envies. J'ai trois enfants à l'imagination débordante et j'ai besoin d'avoir un oeil sur eux ! C'est pourquoi j'ai intégré des verrières et des cloisons vitrées, bien pratiques pour se voir sans se déranger mutuellement. 

L'intérieur de Marie Drouet, un mélange de vintage, d'objets chinés et contemporains !

 

Crédit photos : Marie Drouet

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